Odyssey of AIONPatagonie → Océan AustralCommandement • Autonomie • Terrain
Maîtriser l'extrême, conduire l'impossible.
Dans les Soixantièmes, aucun port, aucune escale. Des dépressions toutes les 48 heures, des creux de 12 à 15 mètres, des icebergs invisibles la nuit.
Deux personnes, un voilier de 14,32 m, plusieurs mois sans escale possible pour tenir la boucle. Le brise-glace le plus proche met plusieurs jours, parfois des semaines, à arriver.
Tenir dans ces conditions ne s'improvise pas. Ça se prépare, ça se structure, ça se documente.
25 ans. 120 000 NM. Un bateau pensé pour encaisser, pas pour briller.
Expérience25+ ans hauturière
Milles parcourus120 000 NM cumulés
CommandementCapitaine 500 UMS (STCW)
ZoneOcéan Austral
Le mot du Captain
Je n'ai pas choisi le Sud parce qu'il est rare. Je l'ai choisi parce qu'il est honnête. Là-bas, une décision juste se voit dans les heures qui suivent. Une décision approximative aussi. Pas de port de refuge, pas d'escale possible, des dépressions qui s'enchaînent et la prochaine arrive avant que la précédente soit digérée. De la glace qui dicte ses conditions. Des icebergs tabulaires de plusieurs dizaines de kilomètres en dérive permanente. Des bergy bits que le radar ne voit pas. Une température ressentie à −25 °C. Des semaines entières sans terrain neutre.
Ce n'est pas la rareté qui a décidé de ce projet.
C'est une logique simple : cette navigation exige des navigateurs qui fonctionnent dans la durée, pas dans l'instant. Des quarts de 3 heures enchaînés pendant 60 jours. Des décisions à prendre quand la fatigue est là depuis longtemps, c'est dans ces conditions que la lucidité s'impose, pas qu'elle disparaît. C'est ce qu'enseigne la médecine. Et c'est ce qu'exige le Sud.
Sarah apporte la rigueur scientifique et une connaissance du Grand Sud qui change la nature du projet. Elle tient le protocole. Je tiens la route. Ensemble, une capacité à rester opérationnels quand les conditions ne laissent pas le choix, et sans que personne ne vienne nous sortir de là si ça tourne mal.
ARION, 47 pieds d'aluminium, 17 tonnes. Plus que mon bateau, c'est une évidence qu'on ne cherche plus à expliquer. Lui ne parle pas. Mais à ces latitudes, c'est souvent lui qui a le dernier mot.
Les risques sont connus. Pas de manière abstraite, concrètement, secteur par secteur, avec les chiffres. C'est ce qui rend ce projet solide, pas ce qui le rend fou.
Le Captain ARION · Odyssey of AION
Pourquoi le Sud
Chercher le dur, parce que le dur ne ment pas.
Pourquoi cette boucle-ci, et pas une autre. Pourquoi au sud des 60°S, et pas au sud des 50°S.
Pourquoi en équipage de deux, et pas en solo ni à quatre. Le projet ne s'est pas dessiné par accumulation d'envies,
mais par élimination : à chaque choix, la contrainte la plus exigeante a tranché.
Sud des 60°S : c'est la latitude au-delà de laquelle la boucle complète devient un objet cohérent,
une route continue, sans tricher avec la géographie.
Équipage de deux : c'est le format qui permet la durée sans dégrader la décision.
Un seul opérateur ne tient pas 60 jours de quarts ; quatre diluent la chaîne de commandement.
Sans escale, sans assistance : c'est la seule échelle qui force une vraie autonomie technique et énergétique.
Toute autre version du projet aurait été plus confortable, et moins exacte.
Dans les Soixantièmes, il n'existe pas de demi-tour à mi-chemin. Pas de port de refuge. Pas de secours à portée réelle.
L'erreur n'y coûte plus du temps, elle peut coûter le bateau. C'est pour ça qu'on n'y « gère » pas la surprise :
on la réduit, avant qu'elle devienne irréversible.
Du large au commandement : méthode, marges et endurance opérationnelle
Le fil rouge : rendre la navigation reproductible et vérifiable. Décisions météo, marges, énergie, maintenance, sécurité, tenir une expédition longue tout en produisant des observations exploitables.
Première transatlantique. Le déclencheur : quitter la médecine, basculer vers une formation maritime, brevets STCW.
La médecine n'est pas oubliée, elle devient méthode. Diagnostiquer sous pression, hiérarchiser l'urgence, suivre un protocole
quand la lucidité baisse, exactement ce qu'exige la navigation en environnement dégradé.
Convoyages au long cours. Atlantique, Pacifique, plateformes variées, équipages temporaires, routage GRIB/ECMWF.
Chaque livraison est un compromis contrôlé : fenêtre météo contre fatigue, vitesse contre usure, confort contre sécurité.
Une seule priorité : arriver sans casser.
Le Captain, Antarctique 2025
Garcia Exploration 60, mers froides. Aluminium, dériveur intégral, navigation orientée Grand Nord et Grand Sud.
Condensation, givrage, vieillissement accéléré, énergie à défendre chaque jour.
La performance devient secondaire face à la capacité à durer.
Capitaine 500 UMS, commandement de yachts privés. Responsabilité pleine, 24/7, de la sécurité, de l'intégrité du bateau et du programme.
C'est là que se fixent les réflexes utiles dans le Sud : définir des seuils, dire non à une fenêtre limite, attendre,
renoncer sans regret quand les marges disparaissent.
Aujourd'hui, ARION. 14,32 m aluminium Strongall. Pas un bateau ponctuel pour aller dans le Sud, une plateforme pensée pour s'y maintenir.
Structure épaisse, systèmes simplifiés mais redondants, accès maintenance, autonomie énergétique renforcée.
L'objectif n'est plus l'expédition, c'est la route engagée dans les Soixantièmes en limitant la dette technique.
Virage
De la médecine à la mer
Transat → STCW → cadre pro, procédures, et pratique terrain.
Long cours
Convoyages & traversées
Océans, météo réelle, arbitrages continuité vs usure.
La science n'est pas un supplément à la navigation : c'est ce qui justifie la durée.
Sans données exploitables, une circumnavigation engagée n'est qu'une performance.
Avec elles, c'est une présence longue dans une zone sous-échantillonnée, utile à d'autres que nous.
Une circumnavigation engagée place un voilier longtemps dans des zones sous-échantillonnées.
L'approche retenue est pragmatique : des mesures continues et correctement contextualisées
(position, heure, conditions, protocole).
Les protocoles et la structuration des séries sont travaillés avec la biologiste marine Sarah,
afin que les données soient exploitables au-delà du récit : cohérence, traçabilité et métadonnées.
Météo & atmosphère
Time seriesTerrainExport
Pression / vent / contexte synoptique dans une zone à faible densité d'observations in situ.
Glace & cryosphère
In situNotesImagerie
Typologie rencontrée, dynamique locale, recoupement possible avec l'imagerie satellite.
Océanographie opportuniste
CTDSalinitéÉchantillons
Profils et échantillonnages corrélés à la trajectoire réelle et aux conditions de mer.
Acoustique passive
HydrophoneFauneMetadata
Enregistrements avec métadonnées (position/heure/conditions) conçues pour l'exploitation.
Un documentaire long-métrage est tourné à bord pendant toute la durée de l'expédition.
Captation 4K continue, deux opérateurs sans équipe externe : Le Captain et Sarah.
Le film suit la chronologie complète : préparation à Marseille, transatlantique en solo,
jonction à Ushuaia, passage du Drake, circumnavigation au sud des 60°S.
L'angle reste celui du terrain : décisions météo prises sous fatigue, énergie défendue chaque jour, maintenance au large,
présence physique de la glace, longues sections sans abri réel. Pas de mise en scène, pas de reconstitution.
Ce qui sera vu à l'écran est ce qui aura été vécu.
Les temps forts se dessineront au tournage : premières dépressions de l'Atlantique Sud, passages techniques de Patagonie,
première glace, route engagée dans les Soixantièmes. La structure narrative émergera au montage,
à partir des rushes et du journal de bord tenu chaque jour, en mer comme à terre.
Le film est destiné à une exploitation festivals puis diffusion. Les modalités de production et la post-production
sont en cours de cadrage avec les partenaires.
Équipement, énergie, instruments, communication, sécurité.
ARION est une plateforme d'évaluation grandeur nature dans des conditions que peu d'environnements reproduisent.
Protocoles, séries temporelles, métadonnées, échantillonnage opportuniste.
Une présence longue dans une zone sous-échantillonnée, encadrée par une biologiste marine.